Bourvil (biographie)

Bourvil (biographie)
André Raimbourg, alias Bourvil n'a jamais connu son père, tué à la Grande Guerre peu avant sa naissance. Il passa toute son enfance avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci, un agriculteur nommé Ménard, dans le village de Bourville (qui lui inspira son nom de scène). Il épousa Jeanne Lefrique (1918-1985) le 23 janvier 1943 avec qui, il eut deux fils :

* Dominique Raimbourg (né à Boulogne (Hauts-de-Seine) le 28 avril 1950), avocat pénaliste, adjoint au maire de Nantes, élu député de la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique le 17 juin 2007.
* Philippe Raimbourg (né en 1952), Professeur de Finance à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Après un apprentissage de boulanger, il partit pour Paris pour tenter une carrière musicale, qu'il commença par des radio-crochets. Il enchaîna ensuite avec des numéros de « comique-paysan » (dérivé du comique troupier), mais c'est avec la chanson Les Crayons que sa carrière débuta vraiment en 1945. C'est d'ailleurs avec cette chanson qu'il fit sa première apparition au cinéma, en 1945 dans La Ferme du pendu de Jean Dréville.

Il mourut à 53 ans de la maladie de Kahler (myélome multiple) qui s'attaque à la moelle osseuse, et repose à Montainville (Yvelines), village où il avait sa maison de campagne.

Il est parfois désigné par le nom d'« André Bourvil » (il existe d'ailleurs un « Théâtre André Bourvil » à Paris, XIe arrondissement). C'est sous ce nom qu'il apparaît au générique et à l'affiche de l'avant-dernier film qu'il a tourné, Le Cercle rouge. Il remercia Jean-Pierre Melville, le réalisateur, pour avoir mentionné ainsi son prénom.

Son dernier film, tourné juste après Le Cercle rouge, fut Le Mur de l'Atlantique. Ces deux films sortirent quelque semaines après sa mort.

Jeanne Lefrique, son épouse, née en 1918, mourut le 26 janvier 1985 dans un accident de voiture (Fernand Raynaud lui avait appris à conduire) alors qu'elle se rendait de Paris à Montainville sur la tombe de son époux. Ils sont tous deux enterrés au cimetière communal de Montainville dans les Yvelines.

Un acteur de la gentillesse

Le jeu comique de Bourvil a reposé principalement sur des rôles de gentils, parfois un peu bêtes ou naïfs, comme les rôles qu'il a tenus face à l'énergique Louis de Funès : le personnage incarné par Bourvil parvient toujours, par sa gentillesse, non seulement à faire rire, mais aussi à échapper aux manipulations des personnages machiavéliques interprétés par de Funès.

Bourvil a cependant tenu des rôles plus dramatiques, comme l'homme à tout faire dans L'Arbre de Noël. Dans ce rôle, il voit la relation entre un jeune garçon malade et son père, dont il est le serviteur. Dans ce film comme dans les films comiques, le spectateur peut facilement s'identifier au personnage joué par Bourvil, car c'est un homme simple. On peut aussi citer son rôle de Thénardier dans l'adaptation cinématographique des Misérables, ou encore son dernier rôle, celui d'un commissaire de police dans Le Cercle rouge.

Bourvil était un homme très cultivé. Son ami Georges Brassens, devenu son voisin à Montainville, confiait qu'il était le parfait honnête homme, façon XVIIe siècle et lui suggérait des lectures. Il partageait avec Brassens une connaissance encyclopédique sur la chanson française.
Il connaissait aussi Jean-Paul Sartre et on pensa à lui pour la Comédie-Française.
Aujourd'hui, il reste une référence pour de nombreux artistes. François Morel et Antoine de Caunes ont notamment réalisé un portrait de lui dans le cadre de l'émission télévisée sur le plus célèbre des Français à travers les siècles où il arrivait en 7e position, gage d'une très grande popularité, 35 ans après sa disparition.

Rôles et œuvres

Bourvil a reçu le prix du meilleur acteur du festival de Venise (la Coupe Volpi) pour son rôle dans le film La Traversée de Paris (d'après l'œuvre de Marcel Aymé). Comédien complet, il a choisi à maintes reprises des rôles traitant de sujets de société, notamment en coproduisant les films avec Jean-Pierre Mocky (La Cité de l'Indicible Peur ou La Grande Frousse, La Grande Lessive...). Il a également assuré le doublage de ses films en anglais.

# Posté le samedi 30 juin 2007 04:06

Bernard Blier (biographie)

Bernard Blier (biographie)
Son père étant biologiste à l'Institut Pasteur et les aléas de son métier ont fait que le petit Bernard a vu le jour en Argentine.

De retour en France, la famille Blier s'installe à Paris où Bernard mène des études sans enthousiasme au lycée Condorcet. Abandonnant lentement ses études, il commence à prendre des cours de théâtre en 1931.

Il se produit pour la première fois sur scène en 1934 à La Ciotat devant une salle à moitié pleine pour un cachet de 50 francs. Ensuite, il s'inscrit au Conservatoire où il intègre la classe de Louis Jouvet. Après trois échecs, il est enfin reçu en 1937. C'est au conservatoire qu'il fait la rencontre de deux grandes personnalités qui resteront ses amis : François Périer et Gérard Oury.

Il fait quelques apparitions au théâtre puis au cinéma jusqu'à Hôtel du Nord réalisé par Marcel Carné en 1938, avec Arletty et Louis Jouvet. Un bonheur ne venant jamais seul, au mois d'avril 1938, il épouse Gisèle qui lui donnera, le 14 mars 1939, le petit Bertrand. Il tourne ensuite Le Jour se lève, en 1939, avec Jean Gabin. C'est le début d'une longue amitié entre les deux hommes.

En juillet 1939, c'est le concours de sortie du Conservatoire. De l'avis général, Bernard réussit la meilleure prestation. Au même moment, la Seconde Guerre mondiale éclate.

Bernard, comme tant de Français, est mobilisé. Il se retrouve deuxième classe dans un régiment d'infanterie à Mayence. De retour à Paris, il court le cachet avec son nouveau physique : celui d'un séducteur. Des amis comme Christian-Jaque, Claude Autant-Lara et Marcel Achard lui permettent de survivre en lui offrant des petits rôles au cinéma ainsi qu'au théâtre .

À la Libération, il enchaîne film sur film et, chaque soir, il se produit au théâtre.

Dans les années 1950, il joue des seconds rôles avec les plus grands réalisateurs, mais il lui faudra attendre le début des années 1960 pour obtenir des rôles à sa mesure.

En 1958, le cinéma italien fait appel à lui et lui donne des rôles dramatiques dignes de son talent. Il tournera plus de trente films dans ce pays.

Sa collaboration avec Georges Lautner, Henri Verneuil et Michel Audiard, qui lui écrit des textes cousus main, en font un acteur incontournable du cinéma français.

Les années 1960 sont celles de la réussite. Des rôles inoubliables dans des films devenus classiques. Il donne la réplique aux plus grands (Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Louis de Funès...) dans des tournages qui se passent dans la bonne humeur et l'amitié. Il tourne aussi dans des films sans prétention où il excelle dans les rôles de gangsters maladroits.

Fin des années 1960, il connaît un petit creux en France, dû en partie à la Nouvelle vague, mais, début 1970, une nouvelle génération va lui donner un nouveau départ.

Il tourne en compagnie de Pierre Richard et Jean Yanne et crée un nouveau rôle : celui du comique méchant. Le public en redemande et il enchaîne tournage sur tournage. En 1975, un grand moment arrive : il tourne sous la direction de son fils dans Calmos. Le film n'aura pas le succès escompté mais le père et le fils récidiveront en 1979 avec Buffet froid, un chef-d'œuvre d'humour noir. Entre-temps, en 1976, il est remonté sur les planches et a créé À vos souhaits au théâtre des Champs-Élysées.

Les années 1980 se passent surtout en Italie où il est considéré comme un mythe.

Le 20 juin 1986, il est récompensé d'un Donattello du meilleur second rôle (Le César italien) pour Pourvu que ce soit une fille.

Malheureusement, en 1985, un cancer de la prostate est détecté. Ses proches refusent de lui dire la vérité et il continue d'enchaîner les tournages. Le mal continue sa progression et atteint les os. Le cinéma français lui attribue le César d'honneur en 1989.

Le 29 mars 1989, il meurt dans sa propriété de Paris.
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# Posté le samedi 30 juin 2007 04:02

Oscar

Oscar
d'Edouard Molinaro sorti le 11 octobre 1967
extrait du film
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# Posté le lundi 18 juin 2007 13:24

Le Grand Restaurant

Le grand restaurant
de Jacques Besnard sorti le 7 septembre 1966
extrait du film
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# Posté le lundi 18 juin 2007 13:22

La Grande Vadrouille

extrait du film de Gérard Oury sorti le 7 décembre 1966
scène filmé a l'opéra de paris
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# Posté le lundi 18 juin 2007 13:21